Des représentants de l’AVIF ont été reçus le 22 février 2012 par Monsieur Bernard Schmeltz, Préfet de Vendée.

 

Nous lui avons fait part de nos inquiétudes sur les travaux  à entreprendre d’urgence sur les ouvrages de protection.

A La Faute sur Mer, le propriétaire de la digue EST est maintenant à la commune. Le Préfet a insisté sur le fait que c’est la municipalité qui est juridiquement responsable de cet ouvrage et que c’est  donc elle qui est en charge du choix des urgences à traiter. La Préfecture ne peut intervenir qu’en cas de manquement grave mettant en cause la sécurité.

 

D’autre part, un arrêté de novembre 2011 fait obligation de publier des rapports de surveillance des ouvrages et la Préfecture restera attentive au respect de ces textes.

 

En ce qui concerne la protection à La Belle Henriette, l’Etat étant propriétaire d’une portion de l’ouvrage, des études sont en cours. La construction d’une digue de second plan au niveau du Platin sera certainement privilégiée car le cordon dunaire reste fragile et sujet à modifications. Ce projet doit s’inscrire dans le PAPI du Syndicat Mixte du Bassin du Lay qui n’est pas encore finalisé.

 

Les services de l’Etat étudient actuellement la possibilité de reprendre le tracé de l’ancienne digue au niveau de l’ex-camping municipal.

 

En ce qui concerne le PPRI, le Préfet est conscient de l’urgence de son approbation. Les remarques de la commission d’enquête doivent toutefois  être prises en compte sans que cela puisse aboutir à une nouvelle concertation qui retarderait l’approbation du document.

 

Le rapport des commissaires enquêteurs au sujet de la DUP d’expropriation devrait être connu rapidement et la décision prise courant avril. Monsieur le Préfet a beaucoup insisté sur le fait que la Vendée était soumise aux mêmes règles que la Charente Maritime. Il a rappelé qu’en novembre 2010, de nombreuses habitations étaient sorties de la zone de solidarité à La Faute et à l’Aiguillon à la suite du rapport de Messieurs Pitié et Puesch. En Charente Maritime, c’est le même processus qui a permis de réduire le nombre de déconstructions avec  un décalage dans le temps.

 

Pour les terrains nus situés en zone de solidarité et non rachetés par l’Etat, rien n’est prévu pour le moment. Ils ne peuvent entrer dans le cadre de la « loi Barnier » mais il n’est pas impossible qu’il soient rachetés à l’amiable dans le cadre d’un projet global sur la zone.

Il reste à régler le problème des voieries dans ce secteur.

 

Nous avons eu l’assurance que l’Etat veillera à ce que ces terrains ne restent pas en friche et qu’un aménagement soit mis en place afin qu’ils ne soient pas occupés illégalement. Certains projets sont envisagés par les collectivités et seront étudiés par les services de l’Etat.

 

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