Il faut savoir que sur l’Aiguillon-La Faute 225 personnes fréquentent encore le Secours Populaire suite à la tempête Xynthia : certaines assurances n’ont pas encore réglé les dommages, les sommes allouées par d’autres ne couvrent pas les frais de rachat de mobilier ou de réparation du domicile…. C’est donc souvent le budget nourriture ou habillement des familles  qui se trouve très fortement entamé par toutes ces dépenses.

Marcelle, la responsable, me confie que psychologiquement, les familles montrent un grand désarroi et ont besoin de réconfort. Le Secours est toujours présent pour une écoute ou une aide ponctuelle.

J’ai été frappée du nombre de personnes qui sont venus ce matin et qui m’ont dit : «  on ne se retrouve plus », «  on n’est plus soi-même », «  je suis rentré chez moi mais mes affaires personnelles n’y sont plus, ni mes meubles. Je ne me sens plus chez moi », « ici on est bien accueillis, on discute autour d’un café ». Des personnes ont également été surprises de voir l’AVIF au côté de l’humanitaire. Mais une association de victimes ne représente-t-elle pas tout le monde ?

Aujourd’hui, le Secours Populaire de l’Aiguillon a besoin d’aide ! Il occupe un local dans la zone artisanale de l’Aiguillon. Le propriétaire désire vendre les murs et est prêt à déduire de cette somme les loyers versés. Mais les fonds manquent au Secours Populaire pour cette transaction. Le loyer va bientôt passer de 500 à 700 €. Marcelle s’est alors investie pour trouver de l’aide. La Fondation de France lui avait laissé espérer une aide : elle a été refusée. Elle a fait une demande de subvention voilà plusieurs mois aux communes de La Faute et de l’Aiguillon : toujours pas de réponse. Elle a également écrit au Conseil Général qui refuse « de participer aux dépenses de fonctionnement des associations caritatives ». Marcelle est furieuse : il s’agit d’une association solidaire et humanitaire locale pour aider les Vendéens sinistrés!

Ne pas comprendre l’utilité et la nécessité de ce local pour le Secours Populaire me parait inacceptable ! Il n’y aucune solution de rechange. Que vont devenir ces familles dans le besoin ?

tel : 02 28 14 19 74

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