MM Pitie et Puech (expert-inspecteur du MEDEM) ont consacré leur journée du jeudi 24 juin aux représentants de l’AVIF, Annette, François et Eric.

Ils ont demandé des témoignages divers et en particuliers de personnes présentes, sur les lieux, la nuit de la catastrophe (ils n’en avaient pas encore recueillis).

–         Visite boulevard du Lay d’une maison hors zone de solidarité  (1,05 m d’eau).

–         Visite sur la digue Est à hauteur du camping municipal. Observations dans le lotissement des Garennes.

–         Visite chemin des Fleurs Sauvages, d’une maison en zone de solidarité (1,60 m d’eau).

–         Visite au port de plaisance avec un expert Hollandais en digues. Certains problèmes sont soulevés : pourquoi n’y a-t-il pas de digue des deux côtés du Lay, pourquoi ne refaire qu’un seul morceau de la digue Est à la Faute, que dire des talus en sable sensés protéger le quartier des Amourettes, pourquoi mettre des enrochements coûteux côté La Faute, questionnement sur la digue de l’Aiguillon qui se termine par les fenêtres d’un restaurant avec un « trou », 400m au sud, pour laisser passer les camionnettes…..

–         Visite chemin du Fort à l’Aiguillon dans une maison détruite mais pas en zone de solidarité.

–         Visite boulevard du Lay, d’une maison en limite de zone de solidarité (1,30 m dans la maison).

–         Visite impasse des Chalutiers, d’une maison en zone de solidarité ( O,60m d’eau) . Dans ce quartier, 3 maisons seulement sont inondées, une vingtaine n’ont pas eu d’eau.

–         Rencontre avec un propriétaire impasse des Chalutiers qui témoigne : pas d’eau dans la maison ni sur le terrain.

–         Visite rue des Bergeronnettes, d’une maison hors zone de solidarité ( 1,80 m d’eau en sous-sol). Les niveaux d’eau dans ce lotissement vont de 0 à 1,80 m.

–         Visite impasse du Cotre, d’une maison en zone de solidarité ( plus de 2m d’eau).

Pendant tout ce circuit, les experts s’intéressent à la hauteur des digues, au passage des courants, aux hauteurs d’eau, au vent, à l’éloignement par rapport à la digue et prennent de nombreuses notes et photos.

L’AVIF fait ensuite le point avec eux.

En matière de protection : L’AVIF insiste sur l’urgence de la réalisation de la digue dans sa globalité, préalable à l’examen de la notion d’extrême danger.

 En matière de PPRI, plus de zones noires ou oranges : le code de l’urbanisme propose des zones rouges ou bleues (clair ou foncé).Le PPRI est prescrit par arrêté préfectoral après enquête publique et avis (oui ou non) du conseil municipal. Tant que le conseil municipal demande à réfléchir, pas d’arrêté préfectoral… le préfet n’est pas tenu de suivre l’avis du conseil municipal.

 Les zones de danger sont rouges et comportent des prescriptions.On peut s’attendre à ce qu’elles correspondent à une hauteur d’eau constatée de 1m. Les zones rouges peuvent contenir des zones d’extrême danger ( soumises à une procédure d’expropriation en cas de refus des propriétaires pour une vente à l’amiable). Selon la hauteur d’eau constatée, un étage refuge sera exigé. Les frais engagés peuvent être pris partiellement en charge, sous certaines conditions, dans le cadre de l’application du PPRI. Toute extension de la surface habitable est interdite.

Le rapport écrit par ces experts viendra s’ajouter à celui du commisaire enquêteur qui mènera l’enquête d’utilité publique. Le préfet prendra alors sa décision.

x

Les commentaires sont fermés.